Se rendre au contenu

Plaidoyer pour l’unité des musulmans et une mise en garde contre le courant des Coranistes

4 mars 2026 par
Markaz Tijani
| Aucun commentaire pour l'instant


Au nom d'Allah, le Très Miséricordieux, le Clément

Louange à Allah, et que le salut et la bénédiction d'Allah soient sur notre maître Muhammad, sur sa famille et sur tous ses compagnons.

Il incombe aujourd'hui aux musulmans de s'élever au-dessus de tous les différends, de s'unir derrière une parole unique, un seul rang serré, et d'éteindre les feux des fanatismes sectaires, doctrinaux et autres divergences qui dispersent les forces et épuisent les énergies. Car la Communauté ne se construit pas sur la discorde, ne se préserve pas sur la haine, mais elle se maintient par l'union autour des principes fondamentaux de la religion, par l'entraide pour la vérité, et par par l'exhortation mutuelle à la constance et à la sagesse.

Or, il a surgi en notre époque des mouvements qui proclament se limiter au Coran noble uniquement, puis qui procèdent à l'abandon de la Sunna prophétique et de toutes les sciences qui s'y rattachent : la vie du Prophète, la jurisprudence et les principes de déduction. Tout cela les conduit pratiquement à vider la religion de nombre de ses repères pratiques que la Communauté a reçus génération après génération.

Ces groupes égarés se sont nommés eux-mêmes et leurs partisans «Corânistes », se parant de ce nom pour rester sur la scène, car il n'y a aucune utilité pour eux à en sortir. Or, en réalité, ils n'ont aucun désir de glorifier le Coran ni de le défendre. Ils ont plutôt adopté ce slogan comme un voile pour tromper, comme un prétexte pour ouvrir les portes d'une stérile polémique, afin de répandre leurs doutes dans les cœurs des faibles d'esprit, de mystifier les ignorants, et de semer le trouble parmi le peuple—ce qui corrompt leur religion et ébranle leur certitude.

Et je le dis et le répète : la vérité est que cette prétention n'est qu'un voile pour tromper les gens, pour maintenir un pied dans la sphère publique, et pour ouvrir les portes d'une vaine polémique, afin que le doute soit semé dans les âmes des faibles d'esprit et des apprentis savants, et pour que la sacralité des constantes soit profanée au nom de la liberté critique.

Or, le plus dangereux auquel ces gens se sont aventurés par cette voie est leur audace contre les rites et les repères de l'Islam. Ils en sont venus au point de critiquer les cinq prières obligatoires et de prétendre que la forme que la Communauté a transmise génération après génération—avec ses positions debout, ses inclinaisons, ses prosternations et ses moments—ne relève pas de la religion, sous le prétexte que ses détails ne sont pas explicitement mentionnés dans le Coran. Ils l'ont appelée faussement « prière motrice » et l'ont ensuite rejetée en bloc, comme s'ils ignoraient la direction de prière des musulmans, n'avaient jamais vu le consensus de la Communauté, n'avaient jamais entendu parler d'une Sunna explicative du Livre d'Allah, et n'avaient jamais été témoins d'une pratique transmise ininterrompue sur laquelle s'est fondée la religion depuis l'époque de la Prophétie.

Or, ces gens n'ont guère d'autre objectif que de frapper l'Islam, de critiquer ses repères, et de vider ses fondements de leur contenu. Et s'il en est ainsi, il n'y a là rien d'étonnant à ce que leurs méfaits se succèdent, et que se manifeste à travers leurs intentions ce qui révèle une seule finalité : détourner les gens de l'adoration d'Allah, de Sa loi et de Sa voie.

De là, il incombe aux musulmans—non par fanatisme pour des noms ou soutien pour des personnes—de se dresser en rangs serrés face à cette mystification, pour protéger l'essence de la religion, pour défendre l'intégrité de la Loi, et pour préserver la croyance du peuple contre le doute semé au nom du Coran. Or, le Coran est innocent d'eux, aussi innocent que la lumière l'est de la fumée.

Et il n'est point caché que derrière ce tapage se trouvent ceux qui aspirent à semer le trouble dans les rangs des musulmans, à déchirer leur unité, à frapper la confiance envers la religion, à détourner les gens de sa guidance, et à empêcher l'extension de sa lumière.

C'est pourquoi il incombe aux musulmans libres de tenir une position de conscience et de fermeté : en défendant d'un côté les sanctuaires de l'Islam et de ses gens, et en protégeant de l'autre leurs frères parmi les gens simples et les illettres, afin qu'ils ne soient pas entraînés vers les sentiers du doute et du reniement, que les passions ne les arrachent, et que les voies ne se confondent pour eux. C'est un état d'unité sans division, de clairvoyance sans tumulte, de science qui réfute le doute par la preuve, et qui élève les gens des ténèbres de l'ignorance vers la lumière de l'exposé.

Sur ce fondement, que notre position soit une position de conscience et de rectitude : une union autour des principes, une détermination ferme dans le rejet du faux, une compassion pour les gens, une instruction de l'ignorant, une guidance du perplexe, une réfutation du doute par la preuve et non par le bruit—de sorte que les esprits ne soient point ravis dans la confusion du tumulte, et que les cœurs ne soient point séduits par des slogans séduisants qui cachent derrière eux un vide de foi, une rupture avec la guidance Prophétique, et unedésaffiliation de la communauté des musulmans.

 

Par : Muhammad al-Râdî ibn al-Sharîf Sidi Hamza Gannûn Al-Idrîsî al-Hasanî

 

Markaz Tijani 4 mars 2026
Partager cet article
Étiquettes
Archive
Se connecter pour laisser un commentaire.